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Hommage à toi, mon vieux

29 novembre 2021
De la terrasse Dufferin au Petit Champlain, des rues de style européen aux bâtiments historiques, du Fleuve Saint-Laurent aux Plaines d’Abraham,
le Vieux-Québec semble toujours avoir pour mission de me faire voyager dans ma propre ville. Il me rend fébrile, même après toutes ces années.
Il me fait du bien, même après toutes ces visites.


On le connaît, on le visite, on en fait des cartes postales, et jamais on ne s’en lasse.

Sillonner ses rues, c’est découvrir, ou redécouvrir, la culture québécoise et son histoire, c’est apprécier l’ambiance dynamique qui l’enveloppe, c’est être émerveillé par la beauté de son architecture. Ce Vieux-Québec, c’est des kilomètres de bâtiments qui nous font voyager dans le temps. C’est de la gastronomie qui nous transporte dans les quatre coins du monde.

Saison après saison, notre Vieux se réinvente.

Dès l’arrivée du printemps, il s’anime comme jamais: voilà que s’installent les terrasses à perte de vue. Les parcs retrouvent leurs couleurs éclatantes, les oeuvres colorées des artisans envahissent les rues étroites. De Grande-Allée à rue Saint-Paul, de Place d’Youville au Vieux-Port, chaque coin de rue est la promesse d’une nouvelle expérience. Culturelle, artistique, épicurienne, photographique, l’expérience à vivre est au choix du visiteur.

été quartier petit champlain

Suffit de prendre le temps.

Des librairies aux épiceries fines, des galeries d’art aux boutiques de vêtements, les petits commerces de toutes sortes qu’abritent ses rues nous poussent à la découverte (et à la dépense, surtout).

À mon grand bonheur, les commerces d’alimentation sont nombreux dans cette partie de la ville. À l’écriture de ces quelques lignes, je peux sentir l’odeur du popcorn sucré qui envahit l’entrée de la rue Saint-Jean. J’entends la musique de la terrasse Dufferin qui résonne, et la foule qui applaudit les danseurs clandestins. Je peux m’imaginer, aussi, partager un pichet de sangria au pub Saint-Patrick, soleil dans les yeux, ou déguster une pizza quatre fromages (ça, aucune chance que je partage) sur la ravissante terrasse arrière du Sapristi.

(Au cas où vous auriez oublié, fût un temps où on pouvait manger et boire dans les restaurants, vous souvenez-vous? Un restaurant, c’est un endroit où des personnes vous cuisinent de bons plats et les apportent à votre table. Je sais, c’est loin dans vos souvenirs, mais ça doit vous dire quelque chose.)

Le Vieux-Québec, c’est aussi ces rues de pierre qui bordent notre grand Fleuve Saint-Laurent, c’est cette vue du Château qui émerveille petits et grands, même le gars le plus blasé qui puisse exister. C’est cette frénésie qui fait du bien, qui nous rappelle la beauté de notre Québec.

hiver petit champlainhiver petit champlain

C’est festivités, découvertes et séduction.

Quand vient l’hiver, le Vieux se met sur son 31: il se vêtit de son manteau blanc et enfile ses lumières. Digne du décor d’un film de Noël, il peut charmer même les snowbirds les plus convertis: nul n’est à l’abri de son sex-appeal.

Le quartier du Petit Champlain incarne la féérie des Fêtes à la perfection. Feux extérieurs, sapins, guirlandes et lumières lui donnent cet air séduisant. Le froid de l’hiver québécois ne le rend pas moins accueillant: un arrêt au célèbre Café Smith de la Place Royale, et c’est parti pour une promenade qui réchauffera le coeur de tous les frileux. De toute façon, qui oserait se plaindre avec un latté caramel fleur de sel à la main, sincèrement?

On peut se le dire, il est créatif, notre Vieux. Dès que la température le permet, il réinvente ses parcs au plaisir des amoureux de l’hiver. Il les transforme en anneaux de glace, en sentiers de ski de fond et de raquettes. Il illumine ses édifices pour donner aux journées froides et courtes de l’hiver un peu de chaleur.

Visiteurs étrangers ou des villes voisines, résidents, tous tombent sous le charme de ce Vieux-Québec, Don Juan des villes.

Dans un contexte de pandémie mondiale (jamais je n’aurais pensé écrire ces mots-là un jour), on a dû apprendre à apprécier ce qui nous entoure. Mon Vieux-Québec, tu as cette magie en toi. Tu me fais apprécier ma ville, vraiment. Il faudra plus qu’une crise mondiale pour te dérober de ton dynamisme, de ta beauté, de ton pouvoir d’envoûter.

Mon Vieux, tu me fais du bien.

 

 

 

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